Choisir de ne pas agir…

16 septembre 2009

Hier soir, je suis tombée sur un bout d’une émission du genre Juste pour rire dans la rue et j’ai été sidérée.

Un homme est absorbé par sa conversation téléphonique. Il dépose le siège de son bébé sur le toit de sa voiture pour déverrouiller son véhicule. Il s’assoit et quitte son stationnement, le bébé toujours sur sa voiture.

La moitié des personnes qui a été témoin de cet événement N’A PAS RÉAGI. Ces gens étaient à proximité de la voiture et restaient là sans rien faire, regardant autour d’eux et ne semblant pas savoir quelle attitude adopter. Comment est-ce possible? Comment peut-on regarder un enfant en danger et ne rien tenter? Il suffisait pourtant d’un pas, d’un geste vers l’intérieur de la voiture pour réveiller le conducteur, d’un geste pour prendre le siège de l’enfant et ainsi le mettre en sécurité. Je n’en suis pas revenue. Il est parfois bien petit l’être humain.

La tête dans le sable

12 septembre 2009

J’ai écouté la ministre de l’éducation exposer son plan pour la diminution du décrochage scolaire au Québec. J’étais en “tabarnak” de l’entendre.. comme toujours lorsqu’elle fait ce genre de sortie. Diminuer le ratio des groupes. Ce n’est pas complètement débile comme idée, c’est même bienvenue. Mais le problème n’est pas là. Même avec moins d’élèves par classe, il y aura encore des élèves en difficulté, des élèves qui ne sentent pas leur place dans le système scolaire, des élèves qui ne se sentent pas “dans le moule”.

Le problème, c’est que justement, ils n’ont pas leur place ces élèves pour qui le système n’est pas fait. C’est avec eux que je travaille. Les enseignants des classes régulières (heureusement pas tous, mais beaucoup d’enseignants) ne les veulent pas dans leur classe ces élèves. Et le manque de budget oblige des coupures. Et où coupent-ils?? Dans les services aux élèves en difficulté entre autre. On ferme les classes d’adaptation scolaire les unes après les autres et on prône l’INTÉGRATION. Résultat: il y a de plus en plus d’élèves en difficulté dans les classes régulières.

Les élèves en difficulté qui ne trouvent pas leur place dans ce système y restent malgré tout. Ils sont dépassés, tout va trop vite. Ils se sentent différents et pour cause. Puis, trop souvent dans leur cheminement scolaire, ils retrouvent dans la classe d’un enseignant qui se sent dérangé par eux et qui voudrait dont ne pas l’avoir dans sa classe. Et quand l’enseignant pointe du doigt un élève, les autres élèves le pointent aussi du doigt. Ces élèves se sentent ainsi rejetés, indésirables, dérangeants, etc.

Ma directrice, qui a travaillé au secondaire et qui est maintenant au primaire, me racontait hier une réalité bien malheureuse. Des enseignants qui se pointent chez le directeur après un mois d’école avec leurs listes d’élèves: “Celui-là, celle-là et celui-ci n’ont pas d’affaire dans ma classe. Je sais déjà qu’ils ne réussissent pas l’année.” “Quessé ça??? Comment peut-il supposer ça? Son job est d’accompagner ces élèves vers la réussite.

Lors d’une formation, j’entends une enseignante de 1e année (et j’insiste sur le 1e année) dire: “Mais comment puis-je faire pour que les autres enfants acceptent “Paul”. Ils voient bien qu’ils ne comprend rien, qu’il ne suit pas.” Dans ma tête, je me dis: “épaisse”. C’est à elle à considérer le pauvre “Paul” comme tous les autres. Les enfants reproduisent ce qu’ils voient. S’ils voient leur enseignante soupirer en regardant “Paul”, s’ils l’entendent dire à “Paul” “Tu ne comprends donc jamais rien, je viens de te l’expliquer”, s’ils voient leur enseignante traiter “Paul” différemment, ils traiteront le pauve ti-pit différemment. C’est pas sorcier. Par contre, si elle traite l’enfant comme les autres, lui sourit, lui accorde du temps, parle de la différence dans sa classe, du fait qu’il nous arrive tous d’avoir des difficultés, si elle demande à “Paul” d’aider les autres dans les domaines où il en est habile, si elle valorise ses bons coups, les enfants feront de même. C’EST SIMPLE COMME BONJOUR “STI”. Le pire, c’est que cette enseignante n’éprouvait aucun malaise à poser cette question devant ses collègues. Comme si c’était normal de ne pas savoir quoi faire d’un enfant qui éprouve des difficultés. C’EST UN ENFANT BORDEL. TU FAIS COMME AVEC LES AUTRES.

Le problème du système scolaire se trouve dans la non-considération de ces élèves en difficulté qui sont probablement les futurs décrocheurs. Qu’on le veuille ou non, ils sont différents. Pas sur le plan humain, sur le plan académique. Et ils ont des droits: droit d’être reconnu, droit d’être traité avec respect, droit d’avoir des services qui répondent à leurs besoins, droit d’être ce qu’ils sont.

On aura beau dire et redire aux enseignants qu’ils doivent différencier leur enseignement pour ces élèves, ceux qui n’en veulent pas continuerons à les traiter différemment des autres élèves. C’est de l’ordre de la pensée magique finalement. Tant que le ministère continuera à se mettre la tête dans le sable pour sauver des sous, les élèves décrocherons. La nature humaine est ce qu’elle est les enseignants ne s’en sauvent pas.

Je reviens tout juste du spectacle de Fred Pellerin. J’ai eu les larmes aux yeux en l’entendant prononcer ces mots (qui ne seront probablement pas exacts..):

Le village a une responsabilité à faire grandir ses enfants, ces enfants qui feront grandir le village.

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Pas capable…

8 septembre 2009

Facebook, Réseau Contact et autres sites avec photos…

J’suis pu capable des photos qui se veulent “sexy” ou sensuelles. Ce sont les filles qui sont passées maitres dans l’art de la photo quétaine et ridicule.. même si quelques gars ne donnent pas leur place.

Pas capable…

La fille en p’tite culotte étendue langoureusement sur son fauteuil. “Quessé ça?”

La petite moue pas très recherchée et très “fake” que les filles font avec les lèvres. Ça se veut “sensuel?”, mais l’effet est selon moi totalement triste et désastreux. Le plus pathétique est que cette pratique est très répendue et donc, peu originale.

La fille en petite tenue à quatre pattes sur son lit. “Ouach!”

Les vues plongeantes dans le décolté. À noter que selon moi, porter un décolté plongeant à un charme certain lorsqu’il est bien porté. Ce qui ne va pas, c’est quand on force la dose et qu’on prend des poses peu naturelles pour le “mettre en valeur”.

Les hommes ne sont pas toujours mieux dans l’art du pathétisme (ça se dit “pathétisme”?).

Le gars torse nu qui prend la pause “je-suis-irrésistible”. Ce type de photo est encore plus quétaine lorsque le dit-gars prend lui-même la photo face au miroir de la salle de bain. LA TOTALE.

Dans tous les cas, c’est le manque de naturel évident qui rend ces photos horribles et tristes. C’est également le fait que cette pratique est répendue qui rend la pratique de la photo “sexy” ridicule. Le “on-fait-comme-tout-le-monde”.. “yark”! Le pire, c’est qu’il y a des gens qui aiment ça. Je ne comprends pas.

Le naturel est tellement plus vivant, plus original, plus agréable à regarder…

LA seconde

30 août 2009

Les GRANDS MOMENTS ne durent qu’une seconde.

C’est la seconde où tu prends une distance sur la soirée qui se déroule, où tu regardes tes amis et que tu te dis: “Comme je les apprécie.”

C’est la seconde où tu vois la reconnaissance dans le regard de ton chéri alors qu’il discute avec ses amis.

C’est la seconde où tu te dis: “Quel moment parfait!”

C’est la seconde où les paroles d’un être cher te touchent l’âme.

C’est la seconde où tu vois l’ensemble d’une chaîne de montagnes alors que tu viens d’atteindre le sommet de l’une d’entre elles.

C’est la seconde où tu lis dans le regard d’un ami la complicité.

C’est la seconde où une note de musique t’atteint et te fait monter les larmes aux yeux.

C’est la première seconde d’une caresse.

C’est la seconde où tu réalise que tu as réussi à toucher un enfant difficile.

C’est toujours une seconde où le temps semble s’arrêter. Une brèche immence, cette seconde, dans l’espace temps. Il faut être sensible et attentif pour la reconnaître cette seconde et la savourer.

J’ai vécu un de ces grands moments lors de l’activité d’accueil à l’école vendredi dernier. Je devais remettre à chacun de mes élèves une pierre précieuse. En la leur remettant, je leur disais quelques mots pour leur signifier qu’ils sont précieux. Le dernier élève n’était pas le moindre. C’est un adolescent qui se donne des airs de dur, qui déteste être valorisé et qui se met en colère facilement lorsqu’il se sent face à une difficulté ou pris en défaut. Je m’approche de lui en me disant qu’il trouvera très certainement ridicule ce petit manège. Je le regarde dans les yeux et je lui place la pierre précieuse dans la main en lui disant: “Je te remets cette pierre précieuse parce que tu es précieux pour moi.” Je tiens sa main dans la mienne et alors que je lui dis: “Je suis très heureuse xxxx de t’avoir dans ma classe encore cette année!” il me prend dans ses bras. IL M’A PRIS DANS SES BRAS. J’en ai eu les larmes aux yeux. Quel beau moment!

J’ai fait une rechute

18 décembre 2008

12212dirty-dancing-posters2Un de mes amis a changé sa photo de profil sur facebook pour cette image…

À cause de ce dit ami, J’AI UNE RECHUTE. Je viens de me taper les deux CD de la trame sonore, j’ai fait une recherche d’images sur le net juste pour le plaisir de me rappeler les scènes du film (d’ailleurs, y’en a des pas mal plus intenses que moi, c’est presque débilitant) et j’ai bien l’intention de m’organiser un souper-DVD avec ma bonne vieille partner-fan-finie-de-Dirty-Dancing dans le but de regagner le titre de “meilleur rappel des dialogues de film”.

Comme probablement la grande majorité des filles de ma tranche d’âge, je suis une inconditionnelle de ce film que je regarde encore avec les lunettes de l’adolescence (je l’ai tellement regardé à cette époque). Je remarque à peine que la trame du film est médiocre.

Entendu quelque part…

18 décembre 2008

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“Seul, on va plus vite…

Mais ensemble, on va plus loin!!”

ahah!! Y’a de ces principes…

Les cons

18 décembre 2008

J’écoutais C.A. cette semaine (série que je n’ai pas suivie et qui, parait-il, en valait la peine) et j’ai entendu la réplique qui a fait ma semaine… et me tiendra probablement jusqu’à Noël: “Y’a que les cons qui ont la vie facile…

Petit clin d’oeil à mon post.. La frousse.

Voilà!!

3 décembre 2008

Pour aller avec mon humeur un brin sombre…

En Mars dernier, je suis allée voir le spectacle de Daniel Bélanger en solo… et dès notre sortie de la salle de spectacle, nous avons réservé des billets pour son prochain spectacle qui devait avoir lieu quelques semaines plus tard, alors qu’il devait se produire avec son band. Ce fameux spectacle a été annulé et reporté. J’y suis allée cette semaine… je l’avais attendu ce spectacle et je n’ai pas été déçue. Peut-on vraiment être déçu de Daniel Bélanger? Je ne le pense pas!! C’était totalement plannant et ennivrant. Ses mots, sa musique, sa folie… wow!!! Si je le pouvais, je me procurerais déjà des billets pour un spectacle futur. Je suis vraiment une folle-fan-finie de cet artiste.

Le lendemain, je suis allée voir Babine, histoire tirée du monde fantastique de Fred Pellerin et réalisée par Luc Picard. Wow!! Une autre perle de la créativité culturelle québécoise. Luc Picard (que j’aime aussi d’amour) était magnifique dans son rôle de Toussaint Brodeur. Et que dire du pouvoir des mots des textes de Fred Pellerin! Il arrive à associer des mots qu’on utilise rarement ensemble et qui s’animent d’un coup avec force et images. Combien de fois durant le film je me suis arrêtée à réfléchir à une phrase étrange qui, d’un coup, a pris dans mon esprit un poids et une intensité indéniable? Inutile de dire que j’ai littéralement adoré ce film!!

“C’tait un rêveur de minuscule qui récoltait juste de l’incroyable.” Fred Pellerin

La frousse

22 octobre 2008

Est-ce que notre vie peut changer comme ça… d’un coup… sans qu’on ait le temps de comprendre et de réagir?? Est-ce que ce type de changement est une bonne nouvelle? Est-ce qu’on ne doit pas toujours prendre le temps de réfléchir avant d’accepter ce changement? Ou doit-on laisser les choses venir à soi sans trop réfléchir? Je réfléchis peut-être toujours trop? ou mal? Maudit que c’est compliqué! Deux ou trois petits mots et tout peut prendre une tournure différente. J’ai la frousse! Peur de perdre ma petite sécurité bien douillette. Bravo!! Peur du changement!! Génial!!