Un peu de tout

31 mai 2008 at 1:36 (Les quotidienneries, À voix haute)

Je suis tellement fatiguée ces temps-ci que j’ai de la difficulté à penser. Alors écrire me paraît peu inspirant. Maudit qu’on court en fin d’année. Ce soir, j’ai seulement envie de faire une sorte de suivi de ce qui se passe dernièrement dans ma tête.

J’ai écrit mon avant-dernier post dès mon retour de ma visite chez Maxime. Depuis, j’ai réfléchi à ce qui c’était passé et à comment je me sentais. Il y a deux éléments qui ont rendu ce week end difficile. Le premier c’est le fait d’avoir passé tout mon temps avec un couple directement dans leur vie. Pas évident. Mais ce qui a été encore plus intense, c’est le triangle de relations dans lequel nous étions (je devrais plutôt dire “la ligne”  moi—lui—elle). Veut, veut pas, tous les deux parlaient de leur vécu, de leur activités passées, de leur lien. Puis, Maxime et moi parlions de notre vécu, de nos activités passées, de notre lien. Sans le vouloir, l’effet pouvait ressembler à une compétition (même si l’intention n’était pas là). Ce qui rendait les choses encore moins simples, c’est ce que je ne savais pas ce que Maxime avait dit à propos de moi. Lui avait-il seulement dit que j’étais une amie? Lui avait-il dit que nous avions été très proche? Je ne savais jamais si je marchais sur un terrain glissant lorsque je parlais de “nous”. Ouf! 

Depuis que je sais que le “pas branché” a quelqu’un dans sa vie, je le vois autrement et j’agis autrement avec lui. Il me dérange. Je ne comprends pas pourquoi il recherche encore cette proximité avec moi. Quand il est à l’école, il traîne sur ma route. Dès qu’il me voit, il s’organise pour venir me parler, prendre des nouvelles, me lancer une taquinerie, me rendre service… il m’énerve et je ne comprends pas comment il peut continuer de jouer à ce petit jeu. Le con!

Cette semaine, j’ai dû choisir un poste dans une autre discipline que la mienne. Cela m’a rendu très anxieuse. Bien qu’on m’ait assurée que ce n’était qu’une procédure, je ressens l’inquiétude du “d’un coup il m’est impossible de revenir dans ma classe”; “d’un coup je suis obligée de travailler comme orthopédagogue dans ces deux écoles”. J’en serais tellement malheureuse. Je veux avoir ma classe à moi parce que ce que m’allume, c’est la relation si particulière que je développe avec ces enfants. J’essaie de ne pas trop y penser.

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