Ça s’annonce bien

21 juin 2008

Je transpire les vacances… je sens le coconut, c’est pas mêlant! Je dois me faire violence pour penser encore travail jusqu’à la fin, c’est une torture mentale extrême. Je termine le 26 avec le party de fin d’année dans un centre de plein air près d’un lac. Le 27 juin, je pars deux jours à la mer avec trois amies. Et la première semaine de juillet, je pars sur une go semi-organisée avec une amie un peu plus au sud… vélo, camping, randonnée, feu, plage, mer, plein air, nature… hum!!! Mes premiers jours sont très organisés et ça me donne le sentiment que l’été sera intense et vivant!! Et j’en ai besoin…

Mon heure de gloire

18 juin 2008

Plus le temps avance et plus je sens la nervosité monter en moi. Plus que deux “tounes” et c’est à nous. Mon chapeau de cowboy est camouflé sous mon chandail dans un coin près à devenir l’instrument qui m’aidera à rentrer dans la peau d’une musicienne “cool”. N’oublions pas que c’est un show d’élèves. Le prof de musique annonce le ”band” surprise. J’enfonce mon chapeau sur ma tête et je monte sur la scène avec mes amis musiciens de salon, le coeur battant la chamade. Mes mains sont moites, tellement que ma main gauche glisse du manche de ma guitare à plusieurs reprises. Ma main droite tremble tellement que je doute d’arriver à partir la toune. C’est d’autant plus angoissant puisque c’est moi qui démare seule les deux tounes que nous allons jouer. Les 15 premières secondes sont terribles. Je bousille l’intro et je tremble tellement que mon pic touche les cordes un accord sur deux… ahahah!! Puis, je me calme et je m’amuse. La deuxième toune a été bien meilleure que le première. En avoir fait une troisième, nous aurions fait un malheur. J’ai adoré l’expérience. Cette fébrilité bien particulière est stimulante et on en redemande. En sortant de scène, nous discutions déjà des pratiques pour l’an prochain.

En pensant à ce spectacle que j’allais faire, j’espérais faire plaisir à mes élèves. Deux de mes élèves finissantes m’ont dit qu’elles avaient versé une larme.. je n’en demandais pas autant et je ne comprenais pas pourquoi. L’une des deux m’expliquent que tous ses profs étaient sur scènes… ses profs préférés à vie en plus (c’est-ti assez mignon). Elle se disait en nous regardant que bientôt, elle ne nous verrait plus. Je n’y avais pas pensé, mais c’était vrai: moi, leur prof de musique, leur prof d’éduc et ma collègue avec qui nous avons fait beaucoup de projets et qui avait une relation plus importante avec mes élèves. Elles m’ont fait plaisir mes deux cocottes.

Les signes

16 juin 2008

Certains signes ne mentent pas!!

Signes qui m’indiquent mon besoin évident de vacances:

  1. Je cherche comme une dingue l’objet que j’avais dans les mains quelques secondes auparavant.
  2. J’oublis deux rencontres dans la même demi-journée.
  3. Je ne me souviens pas des élèves qui étaient absents le jour même. J’ai l’air vraiment ridicule quand on me le demande.
  4. Je passe la fin de semaine “sul cul” parce que je fais de la fièvre et que j’ai la gorge en feu.. tellement que je ne peux plus manger ni boire quoi que ce soit. Je n’arrive même pas à avaler ma salive.
  5. J’appelle ma mère en braillant parce que je n’en peux plus d’avoir aussi mal (j’pensais pas qu’on pouvais avoir aussi mal à la gorge; j’pensais pas qu’on avalait notre salive aussi souvent dans une seule journée).
  6. Je suis l’heureuse hote d’un steptocope.
  7. J’ai pas fait mon ménage depuis (hum!) trop longtemps.
  8. Je quitte l’école très tôt même si j’ai pas mal de travail qui attend.

Plus que quelques jours et je serai libérée (de l’école et du steptocope).

Je suis littéralement au bord du “burn out” ces temps-ci. J’ai la mèche courte, c’est pas possible. Un rien (mais vraiment un rien) me fait sortir de mes gonds. Je suis au bout du rouleau, fatiguée à l’extrème encore une fois en cette fin d’année scolaire. Pour rétablir l’équilibre précaire de ma santé mentale, je suis allée passer la fin de semaine au lac Brome avec une amie. Les projets étaient au départ d’aller faire le grand tour du lac Mégantic dimanche et d’en profiter pour y faire du camping deux nuit. Mais avec la chaleur intense que nous avons vécue ce week end, nous avons plutôt opté pour la perte d’eau corporelle sur grande serviette sur le bord de l’eau.. ahah!! En parfait accord avec mon état.

 

La première journée, j’ai traîné un mal de tête du genre je-relache-la-tension-des-derniers jours. Puis, quand le stress est tombé, j’ai vraiment relaxé. On est allée se promener à Knolton, manger un bonne crème à glace (hum!!), on a soupé et on est allée voir une pièce de théâtre somme toute ordinaire, mais encore une fois bien adaptée à mon état mental. Puis, nous avons terminé la soirée dans un bar du coin à écouter un chansonnier merdique et à cotoyer au moins autant de têtes blanches que de trentenaires. Dimanche, reprise de l’exercice physique extrême consistant à se retourner toutes les heures variant les activités qui conviennent le mieux à la position: lecture, placotage, ingestion de bière froide pour les positions sur le dos ou assise et roupillon pour la position sur le ventre. Nous avons souper au canard du lac Brome sur BBQ, un pur délice. Puis, retour à la vie normale. Encore un fois, maudit que la vie est facilement enjolivée! Ça m’a fait un bien fou (même si le retour au travail m’a énervé et raccouci rapidement la mèche).

C’est sans rapport logique, mais ce jeudi, c’est le grand jour. Je vais finalement me retrouver sur la scène avec mes “partners” et collègues pour jouer deux tounes à mes élèves devant toute l’école. Un brin de nervosité me travaille puisque nous n’avons pas pratiqué comme nous l’aurions voulu et parce que je me retrouve le plus souvent avec les passes plus pointues qui ne passent pas inapperçue surtout si manquées. Réunir quatre personne chaque semaine n’est pas toujours simple. Mais je suis assez satisfaite du résultat, compte tenu que nous sommes des musiciens de salon. Faut me voir avec une guitare électrique dans les mains, c’est quelque chose. Bien hâte de voir l’effet final. L’objectif de départ était de tripper et nous avons trippé chaque fois que nous avons joué tous les quatre. Je joue dans un band.. ahah!! Et on remet ça l’an prochain.. on se paye la traite et on gâte le prof de musique avant sa retraite (il trippe tellement).