Mon heure de gloire

18 juin 2008

Plus le temps avance et plus je sens la nervosité monter en moi. Plus que deux “tounes” et c’est à nous. Mon chapeau de cowboy est camouflé sous mon chandail dans un coin près à devenir l’instrument qui m’aidera à rentrer dans la peau d’une musicienne “cool”. N’oublions pas que c’est un show d’élèves. Le prof de musique annonce le ”band” surprise. J’enfonce mon chapeau sur ma tête et je monte sur la scène avec mes amis musiciens de salon, le coeur battant la chamade. Mes mains sont moites, tellement que ma main gauche glisse du manche de ma guitare à plusieurs reprises. Ma main droite tremble tellement que je doute d’arriver à partir la toune. C’est d’autant plus angoissant puisque c’est moi qui démare seule les deux tounes que nous allons jouer. Les 15 premières secondes sont terribles. Je bousille l’intro et je tremble tellement que mon pic touche les cordes un accord sur deux… ahahah!! Puis, je me calme et je m’amuse. La deuxième toune a été bien meilleure que le première. En avoir fait une troisième, nous aurions fait un malheur. J’ai adoré l’expérience. Cette fébrilité bien particulière est stimulante et on en redemande. En sortant de scène, nous discutions déjà des pratiques pour l’an prochain.

En pensant à ce spectacle que j’allais faire, j’espérais faire plaisir à mes élèves. Deux de mes élèves finissantes m’ont dit qu’elles avaient versé une larme.. je n’en demandais pas autant et je ne comprenais pas pourquoi. L’une des deux m’expliquent que tous ses profs étaient sur scènes… ses profs préférés à vie en plus (c’est-ti assez mignon). Elle se disait en nous regardant que bientôt, elle ne nous verrait plus. Je n’y avais pas pensé, mais c’était vrai: moi, leur prof de musique, leur prof d’éduc et ma collègue avec qui nous avons fait beaucoup de projets et qui avait une relation plus importante avec mes élèves. Elles m’ont fait plaisir mes deux cocottes.


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