L’heure des bilans
22 août 2008
Ces temps-ci, j’ai de la difficulté à savoir comment je me sens. Je viens de passer à travers un été étrange, à la fois rempli et vide. Je me sens une sorte de nostalgie dans laquelle je fais le point (enfin… j’essaie) sur ma vie passée et présente, et je me sens à la fois comblée et en manque. Ne sommes-nous jamais satisfaits ou comblés?? Même quand on a beaucoup, on ressent un manque. Ce qu’on a n’est jamais assez. On finit toujours par trouver quelque chose qui pourrait nous manquer et on en fait une nouvelle lutte à gagner.
POINTS À L’ORDRE DU JOUR DE MON BILAN
1. Fort sentiment que l’été 2008 manque d’événements forts:
Je le ressens intensément et j’ai l’impression de ne pas avoir rechargée mon énergie vitale. Il y a eu toute cette maudite pluie qui a ralentie le rythme habituel de mes virées folles. J’ai moins fait de plein air, moins fait de camping, moins vu de shows, moins sorti, moins fait de feu, moins.. moins.. moins… Pourtant, j’ai fait un peu de tout ça. Mais pas assez. Je redoute le retour au travail… sérieusement, bien que je sais pertinemment que je n’ai pas à chialer.
Qu’est-ce qui a donc tant manqué??
2. Sentiment que je me suis toujours bercée de belles illusions:
J’ai toujours voulu croire que l’amitié gars-fille était possible. J’ai défendu cette idée envers et contre tous… parce que j’ai toujours eu des amis gars assez proches et que je les adore ces garçons. Parallèlement, je me suis souvent retrouvée à cotoyer des blondes qui me détestaient assez ouvertement. Moi, l’innocente, je me suis toujours mal expliqué pourquoi ces filles me détestaient autant. Dans mon esprit, je n’avais rien fait pour mériter ces regards qui exprimaient “je-serais-tellement-plus-heureuse-si-tu-n’existait-pas”. Pour moi, c’était incompréhensible parce que je n’avais concrètement rien fait pour mériter ça. Non, mais on peut-tu être bonace à ce point? Je comprends maintenant de plus en plus que l’amitié gars-fille est un concept enrobé d’illusions. ÇA N’EXISTE PAS L’AMITIÉ GARS-FILLE. Il y a toujours une part de désir qui entretient ces amitiés (désir perçu par ces blondes qui me font la guerre à grand coup de yeux méchants et que moi, je n’ai jamais voulu admettre m’abrutissant de grandes phrases persuasives de la cuvée des “mais c’est mon ami” ou “impossible, je le connais depuis 4 ans, je le saurais”.) Donc, plus de désir, plus d’amitié. Je comprends que mes relations sont fragiles et illusoires. J’ai donc “de la pe-peine” avant même que ces amitiés prennent fin.
Le plus stupide dans l’histoire, c’est que j’avais basé la plus grande partie de ma théorie de l’amitié gars-fille sur ma relation avec G. G est mon ami depuis plus de 10 ans. J’entretiens avec lui une amitié profonde, bien que nous ne nous voyons pas régulièrement. Nous avons une amitié par phases: parfois, on se voit très souvent et parfois, on ne se voit pas pendant plusieurs mois. Mais je sais que G sera toujours là. Et c’est lui, fondement de ma théorie (parce que vieille et grande amitié), qui m’a obligé à tout remettre en question. Il y a un mois, G m’a déclaré, en me regardant droit dans les yeux, qu’il me désirait depuis le premier jour (il m’a rappelé où et quand ce fameux premier jour), qu’il s’est toujours senti “trou d’cul” (parce que G a toujours été en couple – deux blondes durant 7 et 6 ans), qu’il s’est souvent demandé si lui et moi ç’aurait été possible… et tout le kit. Méchante claque! Le pire, c’est que je l’ai toujours su au fond et que, de mon côté, je n’étais pas blanche comme neige. J’ai toujours eu en moi ces mêmes questionnements et réflexions que je tentais tant bien que mal d’étouffer aussitôt pensés. Alors, en entendant ces mots, j’ai fondu… littéralement. Je pense que G a eu peur de ce qu’il m’a révélé. Peur de moi… peur de lui. J’sais pas trop. Mais je n’ai pas de nouvelles de lui depuis.
3. Sentiment que je devient rigide et égocentrique:
Je vis seule depuis un peu plus de trois ans. J’ai aucun compromis à faire, rien à dealer, rien à discuter avec personne. Je place mes verres et mes assiettes d’une certaine manière dans mes armoires; je plie mes serviettes en deux, puis en trois et je les range à un endroit spécifique sur une tablette spécifique; je place toujours le lait au même endroit dans mon frigo; j’écoute l’émission de télé qui me convient; je sais toujours où sont mes trucs; etc. JE DEVIENS RIGIDE. Et ça me fait peur. Ces temps-ci, je me dis que je devrais me trouver un coloc… question de ne pas devenir une vieille grincheuse.
4. Sentiment que ma vie amoureuse tourne en rond:
Je pense qu’on tombe souvent dans le même genre d’histoires. Moi, je tombe généralement sur des gars qui viennent tout juste de terminer une relation. Résultat: Après quelques mois de fréquentations, ils ressentent le besoin de faire le point, de se retrouver ou je ne sais quoi encore, et je prends le bord. Le pire, c’est que plusieurs sont encore mes amis. Beau tableau! Mes amis me désirent et mes “amoureux potentiels” me rejettent. Quelle ironie!!
Bref! J’ai des tonnes d’autres points à l’ordre du jour… mais je vais m’épargner!!