La frousse

22 octobre 2008

Est-ce que notre vie peut changer comme ça… d’un coup… sans qu’on ait le temps de comprendre et de réagir?? Est-ce que ce type de changement est une bonne nouvelle? Est-ce qu’on ne doit pas toujours prendre le temps de réfléchir avant d’accepter ce changement? Ou doit-on laisser les choses venir à soi sans trop réfléchir? Je réfléchis peut-être toujours trop? ou mal? Maudit que c’est compliqué! Deux ou trois petits mots et tout peut prendre une tournure différente. J’ai la frousse! Peur de perdre ma petite sécurité bien douillette. Bravo!! Peur du changement!! Génial!!

On est tellement épais d’avoir cette pensée magique…

Je reçois un appel du service de sécurité des cartes de crédit. Pendant que je suis en attente, je cherche ma carte pour être prête à je-ne-sais-pas-quoi-encore… carte que je ne trouve pas. Elle y était pourtant, j’en suis certaine. On me demande à quel moment j’ai utilisé ma carte pour la dernière fois. C’était il y a une semaine à tel endroit pour un montant d’environ 100$. On m’explique que depuis hier, il y a une série de transactions effectués en raffale avec ma carte. Ces transactions ont été faites à des endroits différents.. bla bla bla. Bon, rien de différent de ce qu’on entend. mais, osti! Cette fois, c’est moi la victime de fraude! S’en suit d’interminables minutes à faire des appels.

Après l’appel de la banque, j’appelle ma mère. On cherche toujours notre mère dans ces moments-là. Je raccroche. J’ai un message du service de sécurité qui m’informe que je dois déposer une plainte pour le vol de ma carte de crédit et que je dois rappeler pour leur donner le numéro d’événement afin qu’ils puissent m’envoyer mes papiers. Dans l’énervement, je n’avais même pas pensé que je devais déposer une plainte. J’appelle la police et on me répond que quelqu’un va me rappeler pour prendre rendez-vous. Que pour déposer ma plaintes, ils auraient besoin de mes papiers de la banque. J’appelle la banque qui me disent avoir besoin de mon numéro d’événement afin de m’acheminer mes papiers. Je rappelle la police pour leur demander s’ils m’ont déjà donné un numéro d’événement en prenant mon appel. On me répond que j’aurai un numéro d’événement lorsque les policiers viendront prendre ma déposition. OK. La banque a besoin de mon numéro d’événement pour m’acheminer mes papiers et les policiers ont besoins de mes papiers lors de ma déposition. La poule ou l’oeuf? L’oeuf ou la poule? Lorsque je lui fais part du cul-de-sac dans lequel ils me mettent tous, il a ri. Il me dit qu’ils prendront ma plainte quand même et ajoute qu’il faudrait que j’aie en ma possession le compte rendu des transactions afin de faciliter “l’enquête” qui suivrait. OK. Je rappelle la banque afin qu’on m’énumère les transactions effectuées avec ma carte. Entre temps, un policier m’a laissé un message me demandant de rappeler pour prendre rendez-vous. OSTI. Ça fait combien de fois que j’appelle ce soir???? On n’aurait pas pu faire ça à ce moment-là?? Je rappelle donc la police pour prendre rendez-vous.

En tout, j’ai dû passer 2h30 à 3h au téléphone. Quelle soirée agréable!!!

C’est comme si…

4 octobre 2008

Je monte sur scène. C’est ma première représentation à vie. Je suis nerveuse, j’ai le trac, j’ai chaud. L’auditoire m’observe, m’analyse, se fait une première impression dès mon entrée. J’ai le sentiment que mon avenir se joue là et maintenant. L’auditoire attend et se demande s’il y a en moi quelque chose de spécial et de différent ou si je suis simplement comme tous les autres. L’auditoire a déjà une opinion sur moi. Serais-je à la hauteur de ce qu’il espère de moi? Je dois rapidement faire rire, montrer ma différence, plaire, faire ma marque. Mais je manque d’expérience. Je doute du coup des trucs que je réussis me semble-t-il très bien avec les gens qui me connaissent et m’aiment… mais justement, ils manquent d’objectivité et passent sous silence mes moins bons coups. Alors, avant même d’amorcer mon intro, je doute de ma capacité à animer cet auditoire plein d’attentes face à ma performance. J’ai tout à coup une envie terrible d’être ailleurs qu’ici. Ailleurs que sur cette scène. Je voudrais être invisible et retrouver le confort et la sécurité de mon chez moi entourée de ceux qui m’aiment déjà.

J’ai fait une heureuse

3 octobre 2008

Une de mes élèves participait au cross country aujourd’hui avec quelques centaines d’élèves de la commission scolaire. Contrairement aux autres, elle y était seule. Elle compétitionnait avec d’autres élèves de l’école, bien sûr, mais comme elle est en classe ressource, c’est comme si elle venait d’un autre monde. Elle ne les connait que très peu ces élèves et elle ne fait pas parti “de la gang”. Malgré tout, elle s’est inscrite et engagée dans cette compétition. Elle était si fière d’y participer. J’ai demandé à ma direction s’il était possible pour moi d’être présente pour ma cocotte à la compétition et ma demande a été acceptée. Je me suis alors rendue à la ligne de départ. Elle était si heureuse de me voir. Je pense que j’ai fait sa journée!! Je me suis sentie si fière d’elle, presque comme si j’étais allée voir ma propre fille compétitionner. Je me suis dit en la regardant fièrement que j’allais vraiment être une mère “groupie de mes ti-culs”. Intense moment!! Maudit qu’on s’attache à ces ti-bouts d’hommes et à ces ti-bouts de femmes!!!

Trop écolo???

2 octobre 2008

À quel moment est-on trop écolo-maniaque??? Ma voisine (dans mon bloc) fait les poubelles et trouve des trucs qui devraient aller à l’éco-centre. Elle nous laisse donc de belles notes nous invitant à lui garder nos déchets afin qu’elle puisse aller les porter elle-même et elle signe “l’écolo du bloc”. Je fais attention à mes gestes qui ont un impact sur l’environnement, mais je ne vais pas jusqu’à vérifier les poubelles des autres… C’est pas un peu trop???